Grâce à la pollinisation, les habitants de la ruche interviennent dans plus de 90 % des 107 cultures les plus importantes sur notre planète. De ce fait, l’extinction de cette race, qui jusqu’ici n’était qu’un détail de plus dans notre train de vie quotidienne, s’avère être un premier pas vers la disparition notre propre race. Ce syndrome appelé « effondrement des colonies d’abeilles » est à l’origine de l’extinction d’essaims entiers.

Il est temps d’agir face à la disparition des abeilles

Les chiffres sont alarmants ! Une étude effectuée en 2017 a permis de détecter la présence de néonicotinoïdes dans une quantité importante du miel mondial. Cette étude a été portée sur près de 200 échantillons de miels venant des quatre coins du globe. Et le résultat n’indique rien de bon pour les invertébrés pollinisateurs, ni même pour nous. 34 % des échantillons contenaient une concentration de néonicotinoïdes nocifs.

Parrainez des ruches, consommez du miel naturel sans pesticides

Diverses mesures ont été prises suite à la prise de conscience de plusieurs entreprises et organismes qui se sentent concernés par le phénomène de l’« effondrement des colonies d’abeilles ». C’est notamment le cas de Ilanga Nature, une entreprise présente à Madagascar. Cette dernière agit contre le phénomène alarmant en promouvant le miel de Madagascar, un miel naturel sans pesticides avec un système de parrainage. Ce dernier permet à des personnes venant de partout dans le monde de parrainer une ruche dans les coins les plus reculées de l’Île Rouge. Le système a été établi au profit des abeilles, des apiculteurs malgaches, mais aussi du parrain.

Une responsabilité concerne tout un chacun

L’envie de protéger les abeilles comme nous protégeons nos enfants devrait être naturelle. Nombreuses actions, aussi minimes qu’elles soient, permettent de prolonger la vie de ces créatures sans défense. Lorsque les pollinisateurs sont menacés, le reste de l’écosystème l’est avec elles. À cela, les consommateurs sont devenus plus attentifs au miel qu’ils consomment.

Néonicotinoïde, premier facteur du déclin mondial des abeilles

Rappelons que leur utilisation a été interdite en Europe en 2013. Selon le chercheur Chris Connolly, l’utilisation de néonicotinoïdes date d’avant même que cette loi soit mise en vigueur. L’effet s’est donc prolongé sur le long terme, requérant davantage d’analyses pour savoir si l’initiative de l’Union Européenne a été efficace. Déjà en 2016, les Nations Unies ont averti sur le risque imminent de l’extinction de 40 % des insectes pollinisateurs à l’échelle mondiale. Les papillons et les abeilles étaient les plus concernés, sachant qu’il y a plus de 20 000 espèces d’abeilles sur notre planète

Des pesticides dérivés de la Nicotine

05 néonicotinoïdes apparus dans les années 1990 ont attiré l’attention des chercheurs lors des analyses : Thiaméthoxame, Thiaclopride, Acétamipride, Clothianidine et Imidaclopride. Le taux élevé de pesticide serait en mesure d’attaquer directement les fonctions cérébrales des abeilles. Leur habileté sera entravée, les empêchant ainsi de trouver leur nourriture. La pollinisation de notre végétation s’arrêtera en conséquence.

L’Amérique du Nord, l’Asie, l’Europe, les principales concernées

C’est dans ces pays que le taux de contamination était le plus élevé :

  • 89 % en Amérique du Nord
  • 80 % en Asie
  • 79 % en Europe
  • 57 % en Amérique du Sud

Ce phénomène est bien loin d’être une surprise. Ces substances représentaient depuis toujours une menace pour les insectes pollinisateurs. Aujourd’hui, il en revient à chacun d’y remédier pour perpétuer non seulement les colonies d’abeilles, mais aussi pour les générations futures. Nous-mêmes, ainsi que nos enfants, sommes déjà concernés par la disparition des abeilles.